Band 
Tome second.
Seite
62
JPEG-Download
 

6 z

Noailles, devenu archevêque de Paris , publia une Intimé*iion pastorale sur la prédestination , qui occasionna unomauvaise brochure du jésuite Doucin. Cette brochureéphémère dont nous parlons à la page 114 du premierVolume , roulait presquentièrement sur les Réflexionsmorales. Elle donna lieu à examiner ce livre. Noailles yfit faire quelques corrections , et louvrage ainsi corrigé,parut à Paris en 169g. On prétend que Bossuet , indignédes tracasseries que les Réflexions morales occasionnaient ,en fit une justification qui servit à cette édition de 1699 ;cette justification n'a été publiée quen 1710. Les ennemisde Quesnel, après lui avoir suscité toutes sortes de per-sécutions, lavoir fait arrêter à Bruxelles et enfermer àMatines , d' il s'enfuit en septembre 1703 , satta-chèrent à faire condamner le livre des Réflexions morales.On accusa lauteur davoir alFecté de peindre les partisansde Jansénius , comme des martyrs de la vérité persécutéepar toutes les puissances ecclésiastiques et temporelles ;davoir représenté l'église dans uu état de vieillesse, decaducité et de ruine ; dattribuer la jurisdiction ecclésias-tique et le pouvoir des clefs aux laïques et au peuple ;davoir du zèle pour faire lire indifféremment à toutessortes de personnes, les Saintes-Ecritures en langue vul-gaire, etc. Toutes ccs accusations , vraies ou fausses , déter-minèreut la condamnation des Réflexions morales. LévêquedApt les proscrivit en 1703. Un décret de Clément XTles foudroya le i 3 juillet 1708 ( 1 ). LEvêque de Gap

(1) Clément XI na pas toujours été indisposé contre cet ouvrage.On raconte que labbé Renaudot étant à Rome la première année dupontificat de ce pape, en 1701 , alla voir sa sainteté qui accueil-lait très-bien les savans -, il la trouva occupée à lire le livre deQuesnel. » Voilà, dit le pape, un livre çxçellent i nous n'avons