en revue une grande quantité de nez : il s’arrête à celuide la Vierge Marie , et prétend qu'il était long et aquiün ,comme l’a représenté saint Luc , suivant quelques auteurs,ce qui est une marque de dignité et de, bonté; commetJésus-Christ ressemblait parfaitement à sa mère, il enconclut qu'il devait avoir un grand nez, Nicéphore dit,lib. z , cap. 37 : que les apôtres avaient aussi le nezt ès-grand. Raynaud ayant fait un chapitre sur la bontédu Sauveur , l’a intitulé : C/iristus bonus , bona , bonum. Celatnc rappelle un petit traité du R. P. Pilartius , do sin-gnfari Jesu-Christi pulchritudine , Parisiis , 1641 , 12 ,
dans lequel l’auteur veut prouver que Jésus-Christ a étéle plus beau d’entre les enfans des hommes , ce qui est'opposé au sentiment du célèbre Nicolas Rigault , qui ,dans son édition de Tertullien , gr.-lat. , de Paris , 1664»in-fol. , et dans ses notes sur saint Cyprien , veut queJésus-Christ ait été laid de visage. Le père Vavasseur,qui a écrit avec autant de prudence que d’érudition sur lafigure et les traits de Jésus-Christ, soutient qu’il n’était nidifforme ni extrêmement beau, mais d'une physionomie nobleet aimable. Voici comme il termino son ouvrage : Ailhumiliora alqne abjectiora descendere , et minima qveequeet occultissirna scrutari , quemadmoditm non milli oliosè
curiosiJuerunt . Non solhrn minutum ac supervacaneum
puto , verùrn etiam iltiberale per se atque iniecorum ,ncque Deo dignum , neque lectoribus consentaneurn. Il n’adonc traité cette matière que pour prendre un milieuentre ceux qui exagéreraient la beauté de la figure corpo-relle de Jésus-Christ, et ceux qui en voudraient établirla difformité. Pierre de Saint-Louis , religieux çarme,auteur du bizarre Points de la Magdeleine , commenceainsi le portrait du Sauveur du monde.