Band 
Tome second.
Seite
95
JPEG-Download
 

9 $

palais , au pied du grand escalier dicelui , par 1exécuieurde la haute-justice...... Que le nommé J.-J. Rousseau,

dénomme au frontispice du livre, sera pris et appréhendéau corps , et amené es prisons de la conciergerie dupalais pour être ouï et interrogé sur les faits dudit livreet repondre aux conclusions que le procureur-général entendprendre contre lui, etc. etc. Le vendredi it juin 1762,ledit écrit mentionné ci-dessus a été lacéré et brûlé aupied du grand escalier du palais par lexécuteur de lahaute-justice. » Il avait rapporté 7000 liv. à son auteur.Le 20 août 1762, M. Christophe de Beaumont , archevêquede Paris , a publié un mandement portant condamnationde l'ouvrage en question. Enfin le 18 novembre 1762 ,J.-J, Rousseau a répondu à ce mandement ; et cette ré-ponse , datée de Motiers, a fait beaucoup de bruit dansle temps ; à coup sûr elle méritait le même sort quel'Emile, et même on y trouve des propositions inconcevable»plus hardies et plus condamnables que celle du VicaireSavoyard entre mille jen citerai une qui attaque le clergéde la manière la plus indécente.» On sait, jen conviens, ditRousseau , quil y a peu de prêtres qui croient en Dieu ,mais encore nest-il pas prouvé quil ny en ait point dutout. » Ce mot, indigne de lauteur d Emile, doit sur-prendre , sortant de la plume de cet écrivain renoirméplutôt par ses paradoxes que par lexagération de sesprincipes, toujours exposés avec plus déloquence que defiel et danimosité. Le livre dEmile a été aussi condamnéà être brûlé par la main du bourreau à Genève , et lauteury a été décrété de prise de corps le 19 juin 1762. l esdéputés de la faculté de théologie de Paris se sont as-semblés pour censurer le livre en question; M. Gervaisr,syndic de la faculté, a représenté « quil se répandait dotoutes parts un livré intitulé ; EmILü ou de VÉducation ,