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sein de leurs pères , en .égorgèrent plusieurs dans les biastremblans de leurs mères, allèrent à la chasse des fugitifs,jetèrent les uns dans les cachots, conduisirent les autresaux galères , traînèrent sur la claye ceux qui osaientredevenir libres en mourant, firent périr sur les gibets , outorturèrent sur les roues les ministres qui n'avaient puse résoudre à abandonner leurs travaux désolés.
et Si du moins les gens de lettres avaient réclamé contreccs horreurs, s’ils avaient couvert d’opprobre les perfidiesqui aveuglaient le monarque et les scélérats qui exécutaientsi horriblement ses ordres ! Mais non , ijs réservaient leurfiel et leurs injures pour le sauveur de la Hollande , lelibérateur de l’Angleterre, le défenseur de l’Europe , lerefuge des persécutés ; les lâches recevaient leurs pensions ,et au lieu de les mériter en veillant sur la vertu de leurbienfaiteur , ils s’attachèrent à l’envi à pallier scs vices ,et plus d’une fois à les célébrer : Bossuet même, ce pré-tendu père de l’église , ce rival des Cicéron et des Tue-I.ive , ou plutôt ce tartuffe mitré , après avoir tâchéd’abuser les protestans par un livre, fut l’instigateur duparjure qui les perdit.
« Les gens de lettres furent d’autant moins excusablesqu’ils purent aisément le prévoir , l’orage gronda longtempsavant d’eclater , et la cour mit plusieurs années à saperl’édifice avant de l’abattre ; aujourd’hui on ôtait un pri-vilège aux protestans, le lendemain ou les privait d’un autre;un édit abolissait les chambres ini-parties, un secondles excluait des emplois; un troisième fermait un de leurscollèges ou cassait une de leurs academies , le sceptres’appesantissait sans cesse sur eux , et chaque instantvoyait leur ruine approcher. Si donc les savans s’étaientbâtés de plaider la cause des opprimés , s’ils avaientmontré le danger de les désespérer ou de les perdre 3