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et qui a été composé à l’occasion du démêlé très-vif qu’aeu l’auteur avec lo vertueux Las-Casas . Lorsque le manus-crit fut terminé , il éprouva des difficultés pour voir leJour. Les théologiens d’Alcala et de Salamanque quil’examinèrent, furent d’avis qu’il était de l'intérêt de lareligion chrétienne de ne point l’imprimer, parce qu’ilrenfermait une mauvaise doctrine. Sepulveda , sans avoiregard à leur avis, envoya son livre à Rome ; il y futpublié sans difficulté. Charles-Quint indigné , fit supprimerl’ouvrage comme nous l’avons dit : ce fut alors que Sepul-veda sollicita une conférence publique avec Las-Casas ;il l’obtint : mais il ne céda point à l’humain évêque doChiapas , et les cruautés des Espagnols continuèrent d’êtretolérées. On a beau dire que Sepulveda fut un des plussavans hommes de son temps, que l’élégance de son stylelui mérita le surnom de Cicéron espagnol ; son Démocratessecundits suffit pour le rendre exécrable aux yeux de l'hommeami de l’humanité et de la religion.
SE R VE T. Michælis (Revès ) Serveti, aliàsRenés , ab arragoniâ hispani, de trinitatiserroribus Libri VII, anno j53i. ss EjusdemServeti de trinitate dialogorum libri duo, etde justilia regni Cluisti capitula quatuor, annoi 53 z , in-8.
Ouvrage excessivement rare.
Ejusdem Serveti de trinitate Libri VII, linguâBelgicâ editi, per R. T. Impressum, anno1620, in- 4.
Très-rare.