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Tome second.
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fer les Tarron , les Virgile, les Cicéron , les Titelive ,les Salluste, les Lactance . II s’avisait meme, sans avoirégard au commencement de la décadence de la languelatine sous Quintilien , de mettre ce rhéteur au-dessusde Cicéron. Il trouvait que saint Jérôme avait mal tra-duit plusieurs endroits de la Bible ; et que St. Augustinavait erré sur le destin , sur la trinité et sur la provi-dence. S’il n’avait émis que des opinions extravagantessur les auteurs, il ne lui serait sans doute rien arrivéde pire que le mépris des hommes de goût ; mais il sepermit do toucher de plus près à des matières de reli-gion. Il parla des couvens de religieuses avec une li-cence qui effaroucha les esprits de ce temps. Selon lui :eLe premier qui a inventé les couvens de religieuses , aintroduit une coutume abominable , et qui doit être re-léguée aux extrémités du monde. Les courtisannes et lesfemmes publiques sont plus utiles au genre-humain queces prétendues saintes filles , que la superstition a con-damnées à une virginité perpétuelle. » Laurent Valle fitencore plus; il avança des propositions erronées sur latrinité, sur le libre arbitre, sur les vœux de continence,et sur quelques autres sujets aussi délicats. Il fut dénoncécomme hérétique; l'affaire fut portée au tribunal de l’in-quisition h Naples , et il fut mis en prison; le procèss'instruisit et Laurent Valle fut condamné à être brûlé.Heureusement le loi Alphonse demanda sa grâce; et lecoupable, ou du moins l’accusé , en fut quitte pour le fouetqui lui fut donné dans le couvent des dominicains , toutautour du cloître. La correction fit effet, car Valle sorétracta, et le pape Nicolas V lui donna par la suite unemploi de lecteur ou de professeur à Rome . Ce savant,qui paraît avoir eu peu de jugement, est mort à Rome en i^65, après avoir composé beaucoup d’ouvrages dont