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Traité pour la pratique des forces mouvantes, qui fait connoistre l'impossibilité du mouvement perpétuel par la nécessité de l'équilibre et une supputation de la pesanteur du globe de la terre, avec un moyen pour le soûtenir par démonstration : précedé d'un discours sur la certitude, l'etendue & l'utilité des mathematiques ... / par Monsieur Gobert
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pieds de long, ſa 0180 ſera multiplièe vingtfois; en ſorte que ſi un homme agit de ſa pe-ſanteur, qui pourroit eſtre de 150. l. il fait ef.fort de vingt fois cent cinquante livres, quifont zoo. ſur ce premier brin A, le poidserant de zoooo. chaque brin de corde ſera char- de trois mil comme le premier, qu un ſeulhomme peut lever par Proportion de temps: ſià la place de cet homme on ſuſpendoit un poidsde 150. I. au bout du levier C horizontalementpoſè, il eſt certain que le poids de trente mil ſe-roit en équilibre avec celuy de cent cinquante;& avec une ſicelle plus forte que le frottement,on pourroit ëleyer celuy de trente mil.

Si le levier étoit du double de la longueur,comme de vingt pieds, il éleveroit le doublequi ſeroit ſoixante milliers, ſuppoſant le cableſuffi ſamment fort, comme il ſe pourroit faire.

Si avec ce levier de vingt pieds on augmentoitencore le double de poulies juſques à dix danschaque botte, un homme pourroit èlever centvingt milliers coiljours par meèeme proportion detemps, dont je may pas cri devoir faire la ſup-putation, parce qu'elle eſt en raiſon reciproque

du poids.