494 Voyage en Sibérie.râbles : dans les grandes distances on a à craindre à la vérité les va-riations de latmosphere ; mais il est toujours facile dans une fuited’obfervations de s’en appercevoir. Et en effet, en remontantune riviere, par exemple, la hauteur du baromètre doit dimi-nuer dans un rapport proportionel à fa pente : s’il monte danspareil cas , au-lieu de descendre , on est certain qu’il y a euune variation dans latmosphere , Sc que Tobservation est insuffi-sante, filon ne peut pas constater d’ailleurs cette variation Sc yavoir égard : si la variation n'est pas considérable, Sc que la pro-gression conserve à-peu-près le même rapport, Terreur que Ton com-mettra dans Tapplication de la pente de la riviere pour déterminerla position des différents endroits, ne fera d’aucune conséquence ,ainsi qu'on le verra par Tusage que j’ai fait de cette méthode dansla fuite de cet Ouvrage : car ayant déterminé la hauteur absoluede quelques endroits par des observations bien constatées, Sc com-parant ces résultats à ceux que me donnoit la pente des rivières,les plus grandes différences n’étoient que de i o toises environ furdes distances de cent cinquante lieues,
CCXV. Le baromètre qui s’étoit soutenu à la même hauteur àCzebakscar Sc 3, Cazan , descendit ensuite dans des rapports quifont connoître que latmosphere n’a eu aucune variation considé-rable tout le temps que j’ai remonté ce fleuve r Sc en effet on trouvedans la Table ci-deffus que le baromètre est descendu de z lignes4 douzièmes depuis Cazan jusqu a Niz-Nowogorod sur une dis-tance de cent lieues, ce qui donne à ce fleuve une pente de 3 o tois.4 pieds 10 pouces fur cette distance, Sc de 1 pied 10 pouces z lig.par lieue de z000 toises. Si Ton détermine maintenant, par lemoyen de cette pente, çelle qu’a dû avoir le Volga à chaque sta-tion intermédiaire. Sc qu’on compare ces résultats à ceux que don-nent les observations immédiates, Taccord ou la différence de cesrésultats fera connoître si latmosphere a eu des variations sensibles,