Nivellement de la Route. 609contrée n’estpas auíïï élevée qu’on l’a cru : on peut encore confirmercette vérité par de nouvelles preuves qui seules décideroient la ques-tion.
CCCLXXIV. Tous les Physiciens savent que les variationsdu baromètre diminuent à mesure qu on s’éleve dans l’atmosphere ;de sorte qu à de grandes hauteurs, de simples observations du baro-mètre, comparées à la hauteur moyenne de cet instrument au ni-veau de la mer, suffisent pour déterminer la hauteur de ces en-droits. Si l'on supposé cette Contrée élevée d’une demi-lieue seule-ment au-deísus du niveau de la mer, au - lieu de deux lieues &demie que M. Isbrants Ides donne à ces montagnes , alors le baro-mètre doit se soutenir plus bas fur ces montagnes de 6 pouces qu auniveau de la mer ; & la hauteur moyenne d u baromètre ne seroitdans ces endroits que de u pouces, le mercure ne monteroit ja-mais à 13 pouces. Or, j’ai observé, dans l’endroit reconnu partous les Voyageurs pour le plus élevé de cette chaîne, la hauteurdu baromètre de 2 j pouces 11 lignes 8 douzièmes, fur le sommetde la montagne de Kyria, le 4 Avril à huit heures du matin ( Ta-ble XXVIII) ; & M. Gmelin , dans un endroit un peu plus bas,de 26 pouces y lignes ( page 6oy ) le baromètre se soutenant plushaut dans ces endroits de 4 pouces environ que la hauteur moyennede xx pouces. Ces observations démontrent donc que ces mon-tagnes ne doivent avoir que 400 toises environ de hauteur, au-lieude z $ 00 qu’Isbrants Ides leur attribue,
CCCLXXV. Si l’on examine de la même maniéré toutes mesobservations faites en Russie,on trouve encore que ce Pays est plusbas qu’on ne l’acru, puisque le baromètre se soutenoit par-touttrès haut. Pendant le séjour que j’ai fait àTobolsk, depuis le xzAvril jusqu’au x8 Août; j’ai observé le baromètre à z8 pouces10 lignes 4 douzièmes, le x8 Avril, à-peu-près comme onl’observe a. Paris ; & la plus petite hauteur a été de 17 poucesTome /. H h h h