646 Voyage em Sibérie.dans quelques endroits d’un brun tirant fur le jaune, & dans d’autresd’un brun noirâtre. On observe dans ces dernieres parties, des en-droits luisants qui indiquent l’hématite ; mais elle n’a aucune formerégulière, ni rien qui ait rapport à des mamelons. Cette mine est:enveloppée dans de l’ochre d’un jaune rougeâtre, & quelquefoisblanchâtre : lorsqu on la pulvérise, elle devient d’un jaune foncé.
A crud , elle n’est pas attirable par l’aimant ; mais elle Test beau-coup lorsqu’elle est torréfiée : alors elle est très friable, dune couleurbleue avec des teintes rouges & blanchâtres. Elle perd 15 & demipar 100. *
Elle produit à crud un culot spongieux, partie en grains, descouleurs, &c 51 par 100.
La montagne où l’on trouve ces deux mines, est à trois lieues d'E-katérinbourg : la mine est par dépôt dans des especes de puits qui ontdepuis 1 j jusqu a 30 pieds de diamètre, & communément piedsde profondeur. Cette minière, destinée dans la Carte, N°.XI,comprend un espace de 1700 toises du Sud au Nord , fur 100de l’Est à rOuest. Après avoir enlevé le gazon, on trouve une terrejaunâtre de deux pieds d’épaisieur, & la mine immédiatement après.Elle est par rognons de figures irrégulieres, & souvent bisarres : cesrognons font communément enveloppés d’ochre jaune & rougeâtre,plus ou moins foncée ; ils font souvent très gros, pesant jusqu’àtrois milliers. On ne Fait cependant usage que de la pioche pour lestirer de la mine, Ôc on les caste avec le marteau. Ils n’ont d’autres foisque deux ou trois pouces de diamètre. Ils font dans une terre mar-tiale mêlée d’argille, & dans une espece de mine en grains très riche,qu on n’exploite cependant pas. On ne trouve aucune espece dematière calcaire dans toutes ces mines, ainsi que je m’en fuis assuréfur les lieux, & â Paris par les différentes terres que j'ai apportées.
La mine en rognons n’est pas par-tout également abondante,Quand on a exploité un puits, on en cherche un autre en suivant