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Tome premier. Contenant les moeurs, les usages des Russes et l'etat actuel de cette puisscance [...]. Seconde partie.
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684 Voyage en S i b i m Er

connoît à la hauteur de 118 toises. On trouve dans les dernieres

les mines de fer Sc dor, & les mines de cuivre dans les premieres.-

Jai déterminé, à larticle du Nivellement (page 601 ), lahauteur du plan le plus élevé de la Ruísie , de Pécersbourg àTo-*bolsk, de i 8 j toises au-dessus du niveau de la mer, <S c la hauteurmoyenne de la chaîne placée fur ce plan, de zjo toises ; d l'onconclut que les mines de cuivre & les terres calcaires se terminent àla hauteur de ce premier plan, & que les mines dor & de fer setrouvent dans la partie inférieure des matières vitrisiables, àtoises au-dessous de la hauteur moyenne de la chaîne.

La plupart des mines mayant paru, fur les lieux, de nouvelleformation & de transport, j'a vois imaginé quon devoit chercherles vraies minières vers le milieu de la chaîne, dans des endroits plusélevés; maïs j'appris par les Directeurs de ces mines, & par tous lesMineurs que je consultai, quon avoit tenté en vain plusieursfois de les y chercher ; &c lon a renoncé à faire de nouvelles ten-tatives.

Je finirai cet article par quelques réflexions fur les dents de Ma-mour dont tous les Voyageurs ont tant parlé. M..dAubenton adémontré que ces dents étoient de vraies défenses dEléphants. Jenai apporté des portions qui annoncent un Eléphant de la plus grandeespece. LAstronomie ne nous donne aucun moyen dimaginer quece pays ait eu une température semblable â celle ou ces animauxprennent naissance.

M. Frankelin , célébré Physicien Anglois , m apprit, à sonpassige par Paris, qu il avoir trouvé en Amérique beaucoup de dé-fenses quon rangeoit dans la classe de celles des Eléphants : il mefit part en même temps, quon y trouvoit beaucoup de mâchoiresqui avoient appartenu au même animal. Je le priai de me procurerune de ces mâchoires : il a eu la bonté de me lenvoyer. On a

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