Observations astronomiques. 687pendules étoient enfermées séparément dans des boîtes de six piedsde haut ; de façon cependant quon voyoit les aiguilles par le moyend’un verre placé à lordinaire vis-à-vis du cadran.
Pavois fait construire une machine parallactique, pour pouvoiry placer une lunette de dix pieds; cette lunette portoit un micro-mètre q ui avoir deux oculaires l’un fur l’autre, asin que le champde la lunette pût contenir le disque du soleil en entier , &: que jepusse déterminer par ce moyen le diamètre apparent du Soleil. Pa-vois auísi un autre porte-oculaire qui s’adaptoit au même micro-mètre ; ce dernier contenoit deux oculaires du même foyer que lesdeux premiers réunis ; mais ils étoient placés l’un à côté de l'autre,de façon que chaque bord du Soleil répondoit au centre de chaqueverre, & étoit ainsi parfaitement terminé. En essayant ces deuxverres, j’apperçus une petite parallaxe que je fis difparoître par lemoyen de deux cônes, dont les extrémités les plus proches de l’œuilnavoient qu’une ouverture de deux lignes ; ce même micromètres’adaptoit auísi à une lunette de 6 pieds & à une autre de 19.
Pour déterminer la valeur des tours de vis des micromètres , jemesurai fur le rempart avec tout le foin possible, une base de centsoixante-fept toises cinq pieds trois pouces dix lignes ; mais commecette méthode , quoique la plus exacte, suppose une correction dé-pendante de la variation des longueurs des lunettes pour observerles objets terrestres ôc célestes, je déterminai d’abord leurs longueursfur le Soleil; & enfin, après m’être assuré que je n’avois à craindreaucune parallaxe , j eus les résultats suivants, dans lesquels j ai euégard à la correction ci-dessus.
â
d