seaux de laves que j’avais distingués un moi»auparavant, ni la bouche d’où elles étaient sor-ties, je m’imaginai que le cratère Dolomieu de-vait être rempli jusqu à regorger, des matièreschauffées et surabondantes ; je brûlais d’impa-tience de m’y rendre. Nous abandonnâmesdonc la route pénible que nous tenions; etmontant toujours diagonalement la montagne,nous nous acheminâmes pour parvenir à son.sommet.
La route nous conduisit assez près des pe-tits cratères vers lesquels nous avions vu,pendant la nuit, se diriger une roulée ; l’unde ces soupiraux jetait de la fumée qui sor-tait par accès , et à-peu-près comme celleque rejette un homme qui fume ; la chaleurde l’atmosphère était sensiblement plus forteici.
Outre la poussière gypseuse, nous rencon-trions du soufre sublimé. Peu après avoirlaissé sur la gauche des cratères rougeâtres ,nous nous trouvâmes devant une coulée descories brunes, âpres, par fragmens d’uneonce à deux livres, et semblables à du mâ-chefer. Cette coulée avait depuis vingt jusqu’àquarante pas de largeur, et formait une arêtede trois à cinq pieds d’élévation; il s’en ex-