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Avant d’arriver à larivièrede Saint-Étienne, 'nous traversâmes plusieurs autres ravines sè- „ .
L Fri-
cliesplusou moins considérables, et qui étaient mairs.les embouchures de ces divers torrens dontnous avons vu les origines en allant au Pitonde Villers.
Ici le sol formé par les dépôts des eaux plu-viales , et aux dépens des pentes supérieures,me rappelait celui des alentours de la rivière del’Est. Pour la rivière de Saint-Étienne , son litétait immense , semé de blocs roulés et deroches confuses, entre lesquelles une onde im-pétueuse s’échappait par divers canaux.
Les Salazes ne paraissaient plus , la vue desmonts de l’entre-deux allait bientôt nous êtreôtée, et les pentes méridionales, dont le Bé-nard est le sommet, nous présentaient unnouveau paysage. La scène était tout-à-faitchangée; le canton de l’île où nous arrivionsn’avait plus de rapport avec le quartier riantqu’on nomme partie du Vent y tout y étaitmoins gai ; mais la nature dépouillée n’y avaitcependant plus cette physionomie sévère quenous étions habitués à lui voir depuis Sainte-Rose : c’était quelque chose qui tenait le milieuentre l’abondance et la stérilité. Je n’éprouvaispas, en promenant mes regards sur le pays,