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Tome troisième.
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( *°7 )

le vent les rétrécit du côté de la mer par lesnouveaux sables quil ne cesse dy apporter ;et par-tout la décroissance adoucie des côtesde lOcéan permet aux flots et aux courans delair dy accumuler des sables. Ces sables fonttoujours refouler les eaux vers linteiieur dupays , qui est tour-à-tour stérile ou marécageux.

Quelques lalaniers (1), grêles et battus desvents, sont à-peu-près les seuls arbres que jedistinguai çà et sur le désert mobile quenous laissions à gauche. Je ny pus voir deces petites chames-souris toutes blanches, quiviennent chercher un asile contre les ardeursdu jour, dans les feuilles déchirées de ces ar-bres. Jaurais bien désiré aussi rencontrer deces chauves-souris de la grande espèce, queles Européens trouvèrent autrefois en quan-tité, quand ils firent la découverte du pays;elles étaient grosses comme des volailles. Lenombre de ces animaux est beaucoup dimi-nué, et lespèce même en disparaîtra bientôt,parce que sa chair étant délicate , les chas-seurs et les marrons la recherchent pour lamanger.

Ayant autrefois voulu explorer les dunes qui

A n X.

Fri-

maire.

(1) Laiania Commersonii. Gniel. Syst, nat.