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le vent les rétrécit du côté de la mer par lesnouveaux sables qu’il ne cesse d’y apporter ;et par-tout où la décroissance adoucie des côtesde l’Océan permet aux flots et aux courans del’air d’y accumuler des sables. Ces sables fonttoujours refouler les eaux vers l’inteiieur dupays , qui est tour-à-tour stérile ou marécageux.
Quelques lalaniers (1), grêles et battus desvents, sont à-peu-près les seuls arbres que jedistinguai çà et là sur le désert mobile quenous laissions à gauche. Je n’y pus voir deces petites chames-souris toutes blanches, quiviennent chercher un asile contre les ardeursdu jour, dans les feuilles déchirées de ces ar-bres. J’aurais bien désiré aussi rencontrer deces chauves-souris de la grande espèce, queles Européens trouvèrent autrefois en quan-tité, quand ils firent la découverte du pays;elles étaient grosses comme des volailles. Lenombre de ces animaux est beaucoup dimi-nué, et l’espèce même en disparaîtra bientôt,parce que sa chair étant délicate , les chas-seurs et les marrons la recherchent pour lamanger.
Ayant autrefois voulu explorer les dunes qui
A n X.
Fri-
maire.
(1) Laiania Commersonii. Gniel. Syst, nat.