Am X.
Fri-
maire.
( 210 )
qu’on est forcé d’avouer que les unes et lesautres ont pu être façonnées sur le même plan,par l’action des fluides qui agissaient selon lamême impulsion, quel retour on doit faire surla fragilité des choses ! Le tems prodigieux qu’ilfallut pour donner à toutes les montagnesdu globe la forme qui leur resta à la retraitedes eaux, n’était à l’éternité que le peu d’instansqui suffisent aux ouragans pour changer pen-dant une tempête la disposition des dunes quicouvrent un vaste espace.
Les vents qui amoncèlent les dunes, et quisemblent leur donner des formes assez cons-tantes, détruisent souvent et tout-à-coup leurouvrage, pour le recommencer sur un nouveauplan. Par-tout cependant où il existe dessables accumulés en chaînes montueuses, ilest à remarquer que le vent d’ouest est le plusfréquent ; peut-être est-il l’effet de l’impulsionque doit donner à l’atmosphère la rotation duglobe, et le mouvement circulaire de la mer ;celle-ci, à l’aide de ce mouvement, jette à lacôte tout ce qu’elle réduit en sable, et le vent sechargeant de ce dépôt, l’accumule tantôt enpics, tantôt en monticules réunis ou isolés, tantôten cordons, en croupes, etc.
L’éternelle inconstance des courans atmos-