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Du chemin que nous suivîmes, je distin--"
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guailes cimes bleuâtres de Cimandef, du morne ^ .
de Fourche, et de la plaine des Chicots. Le maire*gros Morne offrit à son tour sa tète orgueil-leuse. Je jetai à regret un dernier regard surces lieux, où durant quelques jours j’avaiserré seul, heureux et libre.
C’est à la ravine à Marquès que furentfaits les premiers établissemens des Euro-péens dans l’île, et qu’on retint un terrainpour le roi. De là le nom de la Possessiondonné à cette partie du pays. Ces établissa-inens étaient bien misérables , jusqu’au mo-ment où les naturels de Madagascar , ayantdétruit le fort Dauphin , et tué ou chassé lesblancs qui s’y trouvaient , quelques-uns deceux qui purent échaper, vinrent se réfugierà Mascareigne. La plupart des nouveaux lia-bitans épousèrent leurs esclaves 5 et de là legrand nombre de familles basanées qui exis-tent encore dans l’île, où l’on prétend queneuf familles seulement ne se sont jamais uniesau sang africain.
Arrivé à la Possession , le plat pays cesse,et après avoir quitté quelques petites habi-tations, on gravit un rempart presque per-pendiculaire, pour continuer de monter et de