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abri à l’Ile-de-France , et implorer l’assistance ~du gouverneur pour réduire les perturbateurs Niv&se<qui avaient porté la désolation sur leurs rochersnaguère si heureux.
Ce ne fut là que la moitié du mal. L’Ile-de- France dont nous avons tracé la situation pen-dant le cours d’une révolution désastreuse ;l’Ile-de-France à peine rassurée sur son repospar les nouvelles que nous avions portées d’Eu-rope un an auparavant, n’avait encore reçudu gouvernement aucune communication di-recte qui dût fixer les incertitudes de ses liabi-tans. Il était encore facile à des intrigans demonter la tête aux colons peu instruits ; c’estce qui ne manqua pas d’arriver. On répanditde tous côtés que la métropole n’avait pas re-noncé à faire pour les esclaves de l’île ce qu’elleavait fait pour ceux de Saint-Domingue . Uneterreur panique s’emparant de tout le monde,passa jusqu’à la Réunion; et mille projets, plusextrayagans les uns que les autres , en furentle résultat.
Le général Magallon de laMorlière était sanstroupe; il n’avait, pour opposer à la sédition,que la force morale et ses talens. C’est le rôled’un médecin que je dois jouer ici, me disait-il ;
Ct il ne fallut rien moixrs que sa prudence, son