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premiers deux petites voiles latines , qui cin- AtiXglaient vers nous ; c’étaient celles d’un pilote. Mes _Au bout d’une heure et demie , il était à suior »bord.
A midi, on découvrit la tour de Cordouan jce magnifique édifice élevé de 300 pieds au-dessus du niveau de la mer, paraissait commeune épingle. Un feu le couronne dans l’obscu-rité 5 on assure qu’on aperçoit ce feu de neuflieues. Pour le reconnaître, et le distinguer àcette distance des phares voisins ou des grandesétoiles qui se lèvent, ce feu a un mouvement derotation, au moyen duquel un réverbère l’é-clipse, ou en multiplie l’éclat tour-à-tour.
Les personnes qui aiment leur pays, et quien ont été absentes, peuvent seules se faireune idée du plaisir que je trouvai à respirerl’air natal. En entrant dans la Gironde , jecherchais à reconnaître les endroits de noscôtes , où j’avais fait autrefois mes premièresexcursions d’histoire naturelle, et où j’avaispris le goût des voyages.
La nature de la mission dont m’avait chargéle général Magallon , était telle, qu’en arrivantau premier port de France , je devais en partiraussitôt pour Paris . Je ne pus donc demeurer