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que son père a rendu célèbre, une suite d’expressionsdiverses, qu’ils ont rendues avec une grande habileté.Ici, Pierrot est sous l’influence d’un accès d’hilarité ; sabouche se fend jusqu’aux oreilles, son nez remonte jus-qu’il la naissance de ses sourcils, ses petits yeux noirsdisparaissent sous les plis de ses paupières ; il se frotteles mains et fait gros dos. Là, il est sous l’impressionde la peur, sa grande figure blanche s’allonge, sesyeux s’arrondissent démesurément, sa bouche s’ouvretoute grande pour laisser échapper un cri qui expiredans son gosier; il est droit comme un jonc et se faitsi mince qu’il passerait tout entier dans le trou d’uneserrure. Plus loin, Pierrot écoute, et toute sa personneexprime l’attention ; puis c’est la surprise, puis la dou-leur, ou l’ivresse, ou la convoitise. Chacune de cesépreuves est une étude d’expression admirablement ren-due, et qui fait autant d’honneur au talent des photo-graphes qui l’ont exécutée qu’au spirituel artiste quileur a servi de modèle.
11 y a, sous l’apparence comique de ces spécimens,de grandes difficultés vaincues et d’utiles résultats pourl’art.
Ajoutons que le cadre de MM. Tournachon et C ie ren-ferme encore quelques épreuves représentant des ani-maux appartenant à la Société zoologique d’acclimata-tion, reproduits avec une grande habileté.
Nous avons déjà parlé précédé mmcntde M. VictorPlumier, l’un des vétérans de la photographie. Le nom-bre considérable de beaux portraits qui sont sortis de