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de Barthelasse, dans toute son étendue ; puis le secondbras du fleuve, et au delà Villeneuve avec ses deuxailes de collines, depuis le fort Saint-André jusqu’aurocher de la Justice, d’où Napoléon , alors officier d’ar-tillerie, bombarda la ville en 1793 ; enfin, pour hori-zon, tout l’amphithéâtre de montagnes qui s’étend de-puis Tarascon jusqu’au mont Ventoux .
Le pont suspendu et le vieux pont Saint-Benezet, sicélèbre par son origine et par la ronde naïve que nousavons tous chantée dans notre enfance, ont résisté auxefforts du courant qui les ébranlait ; mais les deux brasdu fleuve, en se réunissant, ont couvert et dévasté l’îlede Barthelasse qui les séparait. On n’aperçoit plus, au-dessus des eaux, que le sommet arrondi des saules quibordent cette île, et que l’on prendrait pour les cheve-lures d’une troupe de géants alignés au milieu du fleuve.A l’endroit où les deux courants se rejoignent à lapointe de l’île , de grands arbres ont été renversés etcouchéslesuns sur les autres, comme si des tourbillonsles avaient déracinés. Quant aux vignes qui couvrent laplus grande partie de ce vaste terrain si bien cultivé,elles ont disparu sous une nappe d’eau de plusieurs mè-tres de profondeur. Après les premiers jours de l’inon-dation, les gens du pays venaient en bateau recueillirles feuilles qui restaient aux mûriers de Barthelasse, afinde sauver au moins quelque chose de ce désastre, sipeu que ce fût.
Après nous avoir représenté cet intéressant pano-rama, le photographe nous conduit dans la ville bases