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0 Guyp ! ô Berghem! ô Paul Potfer ! ô vous tous lesgrands peintres de la prairie et de la ferme, les poètesnaïfs de la vie des champs, les historiens vrais et fidè-les qui avez peint comme Virgile a chanté, que n’aviez-vous entre les mains un pareil livre écrit par la lu-mière! que d’inspirations, que d’enseignements, quede motifs y eût puisés votre génie ! que de difficultés ilvous eût aplanies ! que de chefs-d’œuvre de plus l’art yaurait gagnés!
Mais je m’arrête. Dieu merci ! Palizzi, Troyon, Bras-cassat, Landseer et Bosa Bonheur sont là tout près denous, et mettront à profit les richesses qui leur sont of-fertes. La science aussi aura sa part de cette applicationnouvelle de la photographie ; car les épreuves dont nousvenons de parler sont destinées à servir d’illustrationsà un ouvrage spécial sur l’histoire des principales racesbovines, que prépare un écrivain dont la compétenceen pareille matière est bien- connue, M. Baudement.Pour se rendre compte de l'utilité que ces planches tra-cées par la photographie auront au point de vue de l’é-tude sérieuse des caractères qui distinguent les diver-ses races, il suffit de prendre, comme je l’ai fait moi-même, un livre sur ce sujet, et de comparer les gravuresqu’il renferme avec les épreuves photographiques dontje viens de parler; on comprendra alors l’importancescientifique de cette belle collection.
M. Adrien Tournachon , qui est peintre lui-même etqui connaît la valeur de semblables documents, a eul’heureuse idée de faire les portraits des paysans élran-