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La pucelle d'Orléans : poème en 21 chants / par Voltaire
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206 la juceilh.

Picpand des pleurs; et d'un tou lamentableS'écrie : () ciel ! je suis un meurtrier ,

Un housard noir plutôt qu'tut olie\ alier ;

Mon cieur , mou bras , mou épée est infâme:Kst-ii permis de tuer une daine !

Mais Ilichemont, toujours mauvais plaisant,lit toujours dm-, lui dît : mon cher la Uire ,

A a , tes remords ont sur toi trop dempire ;Cest nue Anglaise , et le mal n'estpas grand:3£iHe n'est pas pucelle comme Jeanne.

Tandis qu'il tient un discours si profane ,Dun coup de flèche il se sentit blessé ;

Iît devenu plus fier, plus courroucé ,

Il rend cent coups à la troupe bretonneQui comme u n flot le presse et lenvirorme.

La Uire et lui, nobles , bomgeois , soldats,Portent par-tout les effoi ts de leurs bras ;

Ou tue, ou tombe, ou poursuit, on recule ;De corps sanglants un monceau s'accumule;Et des mourants l'Anglais fait au rempart.

Dans cette horrible et sanglante mèîee ,

Le roi disait à Danois : Cher bâtard ,

Dis-moi, de grâce, doue est-elle allée?Qui? dit Danois . Le bon roi lui repart ;

3\c sais-tu pas ce qu'elle est devenue :

Qui donc ? Hélas 1 elle était disparue ,

Hier au soir , avant qu'un heureux sortJs ou s eut conduits au château de Bcdfort;

Et dans la place ou est entré sans elle.

Ah ! que du moins elle me soit fidèle!Cardez-la moi. Tendant ce beau discours ,

Il avançait et combattait toujours.

Bientôt la nuit , couvrant notre hémisphèreLenveloppa dun noir et long manteau j