/ OEUVRESDe mousse un beau tapis vert.
OIi ! qu’il ferait beau t’entendre ,Chantre mignon de Vett-vert,Sous un si joli couvert,
Chanter le myrte et la treille ,Sur un chalumeau léger,
Mélodieux à l'oreilleEt du prince et du berger!
Ouïr ta sainte paresseNous peindre avec gentillesseCe lit qu’auraient apprêtéL’impatiente jeunesse ,L’ingénieuse mollesse ,
Et la douce volupté ;
Et, d’une touche élégante,Mettre en cadence à l'entour,Les Kis , les Grâces , l’AmourLa Driade et la Bacchante !
Mais que n'ai-je aussi , seigneur,Pour inspirer la terreur ,
Et pour taire la peintureEu monstre qu’à la natureU plut, pour notre malheur,
De faire, dans sa fureurNaître de cette aventure :
Que n'ai-je, passant enfinEu gracieux au funeste ,
Que n'ai-je le fier burinQui nous grava sur l’airainLe songe affreux de Thyeste!
Potir avoir fait un vaurien ,
Pères, ne venez plus dire :