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ment favorable pour faire part à Hyperante cl»mon dessein. Il l’applaudit ; il s’offre même deme servir et de partager le péril. Que n’est-onpas capable d’entreprendre avec les secours daquelqu’un qu’on aime ! Hyperante m’avait don-né le moyen d’entrer dans la maison d’Aristoma-clms i je veux sur le soir m'introduire dans sacliambre 5 mais que vois-je ! le traître Anstoma-chus entraînait de force mon cher Hyperantedans le lit. A cet aspect, la fureur m’emporte;je vole comme un éclair sur cet infâme , et jele perce de mille coups de poignard. Aristoma-clms tombe noyé dans son sang ; il rend le der-nier soupir , les yeux attachés sur le hel Hype-rante. Mais , sans perdre de temps , nous profi-tons du silence de la nuit; chacun reposait:nous nous sauvons à travers les ténèbres , et nousarrivons le lendemain à Périmé. Notre projetn’était pas de nous y montrer. Eu effet, trouvantun vaisseau tout prêt , nous nous embarquâmespour voyager en Asie . Notre navigation fut as-sez douce jusqu’à la vue de Lesbos 5 mais unorage des plus violents s'étant élevé tout-à"coup , l’adresse des matelots devint inutile ; no-tre navire se renversasur les vagues. Le premiermouvement de crainte qui me saisit eut pour ob-jet mon cher Hyperante. Je fis des efforts in-croyables pour le sauver; je nageais d’abord sou 9lui , et le soulevais de mon mieux, afin qu’ileut moins de peine ; ruais vers la nuit Hyperantene put se soutenir contre l’impétuosité des flots >et ;e le sentis expirer , sans qu’il me fût possi-ble de lui prêter du secottrs. J’employai tout cequi me restait de forces pour conduire son corp*