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TRAVAUX D’ART
Les écluses du canal latéral à la Loire ressemblent plus oumoins à toutes celles qui se voient sur d’autres canaux : seule-ment le buse ‘ d’amont, au lieu detre placé, comme cela alieu généralement dans les anciennes écluses, au niveau duplafond du biez supérieur, a été établi à la hauteur constantede quarante centimètres ( 0 m , f 0 ) au-dessous du plan d’eau dubiez inférieur, le reste de la chute étant racheté, en amont delecluse, au moyen d’une légère inclinaison donnée au plafonddu canal sur une certaine étendue. Ce n’est que sur quelquespoints, et seulement quand les écluses ont dû être placéesimmédiatement à la suite des ponts-aquéducs, qu’on s’est par-fois écarté de cette règle. De cette disposition, il résulte undouble avantage.
Lorsqu’on remplit le sas de lecluse, la vitesse avec laquelleles eaux y affluent par les ventelles placées, à cet effet, aubas des portes, est, au premier moment, celle due à toute lahauteur du plan d’eau du biez supérieur, au-dessus de celui dubiez inférieur, ou à la chute entière de l’écluse ; et ce n’est quequand les eaux sont parvenues au niveau du premier plan quela vitesse, qui diminue graduellement au fur et à mesure' du
1 Les buses des écluses sont des gradins formant une petite saillie verticale surle plan du pavé des chambres dans lesquelles doivent être logées leurs portes, ettaillés suivant une ligne brisée dont les deux parties , symétriquement placées desdeux côtés de l’axe des écluses, forment entre elles un angle très ouvert dont le som-met est du cote d amont. Les portes des écluses, composées toujours, dans les canauxà grande section , de deux parties (appelées ventaux), s’appuient à leur base contreles buses et se contrebuttenl mutuellement en formant entre elles le môine angleque celui des buses. Des portes ainsi disposées sont désignées dans l’architecturehydraulique sous le nom de portes busquées.