DU CANAL LATÉRAL A LA LOIRE.
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plus par Lyon : elle quitte la vallée du Rhône dans le dépar-tement de l’Ardèche ou de la Drôme , traverse Saint-Etienne et ne rejoint que près de Roanne l’ancienne route de Lyon à Paiis; par cette nouvelle direction, l’on gagne un jour en-tier sur la correspondance de Paris à Marseille . Cette route,désignée sous le nom de route de Roanne au Rhône , suiviepar la malle de Roanne à Marseille , franchit plusieurs mon-tagnes, surtout du côté de l’Ardèche ; cependant il faut qu’ellene soit pas en bien mauvais état, puisque la poste la parcourtavec une certaine vitesse. 11 est d’ailleurs à espérer que là,comme ailleurs, on fera disparaître les pentes les plus fortes,et qu’ainsi cette route sera suivie un jour par le roulage, quitransportera directement les marchandises de Marseille àSaint-Etienne , où elles prendront les chemins de fer, qui lesconduiront sur la ligne des canaux : ainsi, en partant de Mar seille , les marchandises (pii viendront par la voie du Rhône éviteront de passer à Lyon , en prenant les chemins de fer àCivors, et celles qui viendront par terre éviteront égalementcette ville, en prenant la route que suit la malle jusqu’à Saint- Etienne , car là elles trouveront le chemin de fer pour arriverà Roanne . Dans le premier cas, le transbordement du Rhône sur les chemins de fer aura lieu à Givors ; dans le second cas,le transbordement des chariots dans les wagons aurait lieuà Saint-Etienne . Les compagnies des chemins de 1er ou d’au-tres compagnies ne manqueront pas, sans doute, de créerdes entrepôts dans ces deux villes pour y attirer les trans-ports et pour y préparer des retours aux voituriers. Ces en-treprises auront surtout de l’avantage, si, comme on doit lesupposer, le commerce manifeste quelque tendance à aban-