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DU CANAL LATÉRAL A LA LOIRE.
Ce tableau est accompagne des considérations suivantes,qui sont d’un très liant intérêt dans la question qui nousoccupe :
« Passant au chapitre des revenus probables du canal,« lorsque la communication sera établie sur toute la ligne,« nous ne pouvons nous empêcher de faire remarquer que« les éventualités dépassent de beaucoup les quantités apprê-te cia blés aujourd’hui, dans l’état actuel des moyens de trans-ie port.
« En effet, d’après les recensemens faits avec exactitude,« on peut évaluer à 3,000, en moyenne, le nombre des ba-ie teaux chargés de charbon qui descendent la Loire depuis« Roanne ; mais ces 3,000 bateaux, qui à chargement eom-« plet pourraient transporter de 240 à 300,000 tonnes, n’en« chargent que 120,000, attendu la difficulté et l’incertitude« de la navigation de la Loire , et cependant ce n’est ni le« manque de charbon ni l’absence de demandes qui limitentk ainsi à 120,000 tonnes l’exportation de ce combustible;« des ordres considérables demeurent inexécutés parce quek les moyens de transport manquent, et surtout parce que les« vendeurs ne peuvent prendre aucun engagement pour l’é-« poque des livraisons, en sorte que les acheteurs s’abstien-« lient et que la consommation est entravée.
« I -a rareté toujours croissante des bois et leur hausse pro-ie gressive, occasionnée par l’enorme consommation qui en« est faite pour la construction des bateaux, qui dans l’état« actuel des choses ne peuvent remonter à Roanne , sontic aussi de puissans motifs pour maintenir le chiffre des
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