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PRODUITS PRÉSUMÉS
On peut donc présumer, sinon avec certitude, du moinsavec quelque probabilité, que cette navigation, tout avanta-geuse quelle puisse être aux contrées quelle traverse, nedonnera pendant un certain temps que des produits infé-rieurs à l’annuité de 542,400 fr. que le gouvernement estobligé de payer jusqu’à l’entier amortissement de l’emprunt(page 98); mais à l’époque où cet amortissement sera con-sommé, c’est-à-dire le I er avril 1865 (page 90), la navigationdu canal, ouverte depuis plus de trente ans, aura vivifié sonlittoral, créé des rapports nouveaux et augmenté ainsi sesproduits. On peut donc les évaluer proportionnellement à lamoitié au moins de ceux du canal du Midi, c’est-à-dire à 5 fr.par métré courant. O’après cette base, la ligne navigable dece canal étant de 176,000 mètres, son produit présumé, aprèsl’amortissement, ne sera que de. 880,000 fr.
Les dépenses d’entretien de ce canal, en rai-son de ce qu’il a deux souterrains et de grandestranchées, doivent être plus fortes que cellesindiquées pour les autr es canaux ; aussi nous les
évaluerons à. 200,000 fr.'
et quoiqu’il ait 22,000 mètres dedéveloppement de moins que le
canal latéral à la Loire, comme il 300,000
a 72 écluses de plus, nous admet-trons que les dépenses d’adminis-tration seront les mêmes, soit_ 100,000
Produit net présumé du canal du Nivernais '. 580,000 fr.
1 11 est bon d’observer que si les canaux de Briare et de Loing, qui font suite au