225
« renferme beaucoup de forets à haute-futaie, et que la coupe« annuelle de 4- à 5,000 hectares de bois fournit au moins« 80,000 pieds d’arbres bons pour bois carrés, merrains,« échalas, lattes, feuilles, etc.
«Je n’ai supposé que 100 bateaux circulant sur le canal« pour les besoins du pays, et pourtant que de raisons pour« doubler et tripler ce nombre! car le canal suit deux vallées« très riches, très populeuses et très industrielles qui auront« besoin d’échanger leurs produits : la vallée d’Aron fournira« houille, plâtre, sablon, faïence, verrerie, mcrrain, échalas,« foins, etc., et recevra de la vallée d’Aonne, vin, blé, pierre« de taille, etc.
« J’ai tenu peu de compte du llottage en trains par le canal,« parce qu’en effet il ne pourra se pratiquer qu’entre Lachaise« et Clamecy , partout ailleurs le commerce n’en tirerait aucun« avantage; car les trains, même en leur donnant le plus de«largeur possible, quatre bûches de front, ne pourraient« contenir que huit déeastères, et coûteraient cependant plus« de frais de halage que les bateaux ; leur manœuvre serait« aussi plus lente et plus difficile dans les écluses, parce que« l’on ne pourrait leur donner une forme assez, solide pour les« maintenir comme une planche dans une longueur déter-« minée.
« C’est à partir seulement de Clamecy que le commerce« pourra, avec avantage, llotter en trains par la rivière quand« les eaux seront bonnes : aussi pensons-nous qu’il fera écou-« 1er par cette route la plus grande partie des bois. »
Si nous adoptions les données qui se trouvent établies
29