Partie I.
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Dï u Philosophie
& il se trouva alors que la matière inertedes premiers ontologistes étoit assez activepour faire le malheur de l’univers.
Des poëtes moins dangereux, mais auíliabsurdes , bâtirent fur ces noms les histoiresimaginaires des dieux subalternes ; & voilàl'origine de la théogonie & des métamor-phoses.
Ce n’est point ici le lieu d’attaquer Manèsou Ovide ; je ne veux qu’examiner , R lemot cíinertie est compatible avec s idéeque la philosophie attache au mot ma-tière.
Le comte de Busson , un des philosophesqui a le plus mérité du genre humain, neparoît pas avoir eu des idées nettes fur lescorps élémentaires. « Je rapporte , dit-il,» à l’attraction feule tous les effets de la» matière brute, & à cette même force» d’attraction, jointe 'a celle de la chaleur,» tous les phénomènes de la matière vive... La» matière tend toujours du centre àîa circon-» férence , au lieu que la matière brute tend» au contraire de la circonférence au centre :