' 6 $ De la Philosophie'
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Partie I
dix mille animaux spermatiques ; ainsi ils’enfuit qu’un seul Yack mâle en renfermedans fa semence 90 , 334,000,000 ; c’est-à-dire , au moins quatre-vingt foss plus depoissons qu’il n’y a d’hommes vivans furla surface de la terre (a). Qu’on juge parlà de la prodigieuse finesse des ouvrages
[a) On a fait d’autres calculs austi étonnans fur la pro-digieuse divísibilité de la matière. — Mufchembroch a prouvéqu’un grain d’orpouvoit acquérir une superficie de troispieds en quarré - Lc le partager , fous Pinstrument de nosartistes , en í, 399, 680,000 » parties. — Mais les instrii-snens de nos artistes ne font pas ceux de la nature; &un autre calcul en fera la preuve. --Faites dissoudre ungrain de cuivre jaune dans de l’esprit volatil de sel ammo-niac : après la dissolution le dissolvant deviendra azuré : fivous le jetez alors dans un cylindre de verre , haut dequarante ponces & de cinq de diamètre, & qui parconséquent étant plein d'eau , contiendroit 785 poucesd'eau ; toute cette liqueur deviendra sensiblement colorée, &il n’y en aura aucune particule qui ne contienne du cuivre;ce qu’on reconnoîrra aisément à la sensation qu’excitera furl’organe du goût la goutte la plus imperceptible de ce fluide,placée fur la fla'ngne : or un pouce cubique d’efpace peutcontenir un million de grains de fable assez gros ; ainsi lecylindre de verre & par conséquent le grain de métal fspartagent en 785* 000 > 000 de parties. On sent assez que