Band 
Tome premier.
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Partie l

AL De î, a Philosophie

élémentaire ; ainsi il est probablement l’êtreprincipe qui a servi k la composition descorps : cette hypothèse n’est pas susceptibled’une rigoureuse démonstration ; ° car lesentier qui y mène est à peine frayé; &n’ayant pas pour s’y conduire le bâton deT expérience, on n’y peut marcher qu’entâtonnant : cependant cette théorie est ap-puyée d’une foule de probabilités ; & lesprobabilités font à peu près Tunique preuvedont on étaie les principes de f ontologie.

J’appelle le feu qui sert à la composi-tion des êtres , feu élémentaire , pour ledistinguer du feu ordinaire qui est toujoursimprégné , plus ou moins , de molécules dematière , & qui ne s’offre â nos yeux qu’a-vec T enveloppe grossière qui le défigure. Lefeu des rayons du soleil est le plus pur queTon eonnoisse , encore fa substance est-elleprobablement altérée par Tatmosphère qu’ilpénètre & par les corps étrangers qui le^réfléchissent ; ainsi il n’y a guère que Tima-gination qui puisse avoir une idée du feude la nature.