Principes»
de u Nature, 95
que, comme l’a très-bien prouvé le phy-sicien législateur de Philadelphie (j).
C’est lui qui donne à l’eau ce caractèrede fluidité qui la rend propre a développerl’organisation des végétaux. Sans l’action desmolécules ignées , qui séparent ses partiesprimitives, elle se coaguleroit , & ne for-meroit plus qu’un froid crystal, inutile ala génération des êtres.
Sans le feu élémentaire, la terre privéedes fluides qui circulent dans son sein , desvégétaux qui parent fa surface , & des êtresanimés qui l’habitent , ne seroit plus que lechaos d’Héíìode , & le tombeau de la nature.
(a ) L’air sec ne peut recevoir ^électricité des corps , nileur donner la sienne ; autrement aucun corps environnéd’air ne pourroit être éîectrifé positivement & négativement :car si on essayoit de Pélectriser positivement, l’air emporfe-roit aussi-tôt le surplus ; ou si c’étoit négativement, Pair^upléeroit à ce qui roanqueroit ; ainsi la célèbre expériencede Leyde seroit impossible. Telle est la théorie de ceFranklin, que Pabbé Nollet a tant critiquée par la seuleraison que lui-même avoit fait un système , mais que tous *nos bons physiciens adoptent, parce qu’il leur importe fortpeu que la vérité leur vienne de Paris ou de Philadelphie-