de ta Nature. *47
fe II ne me restoit plus à voir de philo- zsmmzsÉ.» sophes, que ceux de l’Etrurie ; & j’allai les I ’ !UNClPE **» trouver pour achever de me convaincre du» charlatanisme des sages de la terre qúi pré-» tendent deviner le secret de la nature : Dieu ,
» me dit un augure toscan, car dans ce pays-» là il n’y avoir guère d’autres philosophes que» des prêtres, Dieu cl cric notre univers ;
» mais comme il n en créera pas deux , il ct» employé fix mille ans à ce grand ouvrage i» fa durée ejì bornée au même intervalle ; ainfi» cent vingt siècles font le terme de tout ce qui» exijle : au-delà este néant (a).
» Ce monde ainíì placé entre deux néants }
» me parut le comble du délire ; je vis bien» qu’on pouvoir en ajouter un troisième, c’eíb*
» a-dire, le néant du système ; mais je me gar-» dai bien de le dire à mon augure: car on n’a» jamais raison impunément avec les prêtres.
» Enfin , guéri de ma manie de tout expli-
(a) Tel est le fonds de ce système. Voy- Suidas, au mofTyrrhtnii
K. L