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* Les philosophes qui coupent le nœud gor-y> dien en disant que l’Etre suprême a tout créé,v n’ont pas une meilleure dialectique que ceux» qui lui. font vivifier le chaos : je voudrois- bien savoir quelle idée nette présente àl’esprir» le mot créer.
» Le bar ah d’un livre hébreu , appelîé la» genèse, qu’on a traduit pour faire quelque» chose de rien , ne signifia jamais qu ’organi-» fer (a) : le peuple à qui on destinoit cette» cosmogonie , étoit trop grossier pour atta-» cher au mot barah une idée que ne proposa» qu’en tremblant le plus subtil des phi'loso-» phes.
» J’ai dormi plus de quinze siècles dans une» caverne , avant qu’on s’avisât de donner un» sens abstrait au barah dçs Hébreux ; & cetten interprétation est un artifice des théologiens,» pour élever une barrière éternelle entr’eux» & les philosophes.
( a ) Voy. Beausobre , hìji. du manich. tom. i , pag.„
178, &c. Burnet, arckaolog. philosoph. lib. i. cap. 7j ôcsur-tout la préfacé latine qui est à la tête de la bible fama«sitaìne de roratorîon Koubigqnt.
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Principes,