de la Nature.
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'ARTICLE III.
De la Durée de notre monde.
JEfi’lDÉE absurde que nous touchons à lacatastrophe de notre globe , est de la plushaute antiquité: c’est que l’homme qui nenaît que pour mourir , s’est porté de tout temsà créer le monde h son image.
Il suffisoit qu’un peuple fût malheureux ,pour qu’il vît la terre se dissoudre , & englou-tir à la fois les opprimés & les oppresseurs.
L’ignorance de la physique contribua austià répandre cette erreur. On ne voyoit presique jamais une comètg ou une éclipse sansappréhender que la nature expirante ne ren-trât dans le sein du chaos.
Les fondateurs des cultes religieux confir-mèrent ce préjugé. Il y a plus de dix-sepccents ans qu on nous annonce de nouveauxcieux & une terre nouvelle, & l’univers neparoît point avoir avancé d’un seul pas versfa décrépitude : ce dogme n’a servi qu’a enri-
Principes»
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