ioa De ia Philosophie
i~:. . . & qui vivoit fl y a plus de trois mille ans.
^ARTl£ X
Pour moi, dit un abbé qui venoinde tra-duire Diodore, j’aimerois autant l’hypothèí’ede mon historien de Sicile, que celle de votrephilosophe de Byblos: vous voyez, dit-il,éçlore des fanges du Nil, quand ce fleuve s'estretiré, une infinité de rats qui présentent horsde terre une moitié de leur corps déj'a orga-nisée , tandis que l’autre retient encore lanature du limon où elle est engagée : eh bien !il en est de même de l’homme ; il s’est forméprimitivement d’un limon générateur; & voilàpourquoi chez tous les peuples qui raisonnenton l’appelle f enfant de la terre.
Moniteur l’abbé , dit un consul d’Egyptequi travailîoit k un roman philosophiqueappelle Telliamed, votre Diodore se trompe,soit pour la généalogie de l’homme , soit pourcelle de ses rats; la terre humectée par un petitfleuve d’Afrique , n’organise rien: c'est la merqui a tout fait: dans le tems qu’eîle couvroitf la siiríace du globe, elle étoit le berceau flot-tant de tous ìes êtres éternellement renfermésdans son sein ; son onde, en se retirant, laissa