Partie I
2xo De la Philosophie
» les philosophes ; la nature n’a pas plus songé» h faire l’œil pour voir, que seau pour servir» de miroir à la bergère : posez certaines loix» de mouvement, alors la langue parlera,» l’oreille entendra, & le cerveau combinera» des pensées.
» Mais , direz-vous , íï cette hypothèse est» vraie, pourquoi la terre ne produit-elle plus» rien : je réponds qu’elle est usée , & qu’il ne» faut pas attendre de la mère des êtres, dans» fa décrépitude , la fécondité qu’elle eut dans» son adolescence. »
Aucun des convives ne s’avisa de réfuter c#apôtre du hasard ; la tête de ce philosophe étoitune machine détraquée, à qui il étoit auílìessentiel de faire de faux raisonnemens , qu’àune tulipe de végéter dans une ligne perpen-diculaire , & a notre grand Mahomet de fairedes miracles.
Mais n’admirez-vous pas, mon cher Usbek,que ces Européens qui ont pesé l’air, qui sa-vent la distance qu’il y a d’ici à Saturne, &qui lisent dans les astres comme nous lisonsdans l’aLcoran, ne sachent pas encore leurorigine >