ii8 De la Philosophie
Partie I.
naturalistes font contraints de l’admettre dansleurs brochures, mais il n’a jamais été écritdans le grand livre de la nature.
Rappellons-nous encore un autre principe,fur lequel je me fuis déjà arrêté : c’est qu’il n’ya point de dégénération réelle dans les pro-ductions de la nature : les êtres fe développent& se métamorphosent ; mais ils ne se dégra-dent point comme notre entendement & nosouvrages.
I I.
II est probable que fi le spectacle des êtres estaujourd’hui fi varié, c’est que chaque anneaude la grande chaîne tend fans cesse àse rappro-cher de celui qui est au-dessus de lui : ce mé-lange d'êtres qui semblent hétérogènes donnenaissance à de nouvelles machines organisées,& la chaîne multiplie ses anneaux.
Cette tendance est une espèce de gravita-tion qui a ses loix , comme celle des astrono-mes ; & fi quelque physicien avoit fart de les» calculer , il deviendroit le Newton de l’on-tologie.
D’abord, dc toutes les hypothèses quel’oisi-