de i a Nature.
V.
2.2.3
La naîure se ioue íì fort de l’imâgination
rì , .. . . r ■ r Pjuncipes.
sterne qui circonícnt ion pouvoir générateur,
qu’on la voit quelquefois du mélange des troisrègnes faire éclore un être simple qui conservedes traces de fa triple origine. Tous les physi-ciens, qui ont lu le comte Marsigli, Donatì &
Ellis (a) , lavent que les corallines tiennent
(a) Le comte Marsigli, que ses malheurs & l’institutde Bologne ont rendu célèbre , prouva dans son histoirephysique de la mer , que les corallines font des végétauxfossiles ; mais il se trompa en prenant les polypes de la tigepour des fleurs octopétales.
Donati, dans son essai sur l'hìfloire naturelle de la merAdriatique, rectifie Marsigli, & rétablit l’animalité descorallines.
Enfin Ellis, dans son histoire naturelle des corallines,confirme par des faits ce qui sembloit, jusqu’à lui, n’avoirété qu’une heureuse théorie : il vit sur la tige de ces pro-ductions marines des globules diaphanes amoncelés les unsfur les autres, qui , se relevant subitement, se métamor-phosèrent chacun en végétaux > munis de branches & devésicules en forme de poires : chaque vésicule logeoit sonpolype ; & le naturaliste les vit s’étendre , pour chercherleur proie , aussi loin que leur tige pouvoit le leur permettre tau bout d’une minute tous les insectes se plièrent l’un fur