DE LA NATURE, 22;
ee que feroit l’amour des arts avec la main du «
philosophe» Principes,
Sans m’arrêter aux effets de l’indufírie desbotanistes, la nature feule, en unissant desvégétaux de diverses formes, fe plaît de temsen tems à faire naître des métis qui contri-buent a rendre plus compliquée la nomencla-ture de fart des Juffieu & des Tournefort.Von-Linné a prouvé que le datifca a eu pourpère le chanvre, & pour mère le refeda ; &qu’une plante nouvelle qu on vit à Upfal étoitnée d’une pimprendle, fécondée par la pous-sière de l’aigremoine. (a)
(a) Voyei fa dissertation de ptantîs hybrìdls , & ses amé-nités académiques — Un anonyme , qui n’estpas del’avisde ceDefcartes de Iabotanique, s’exprime ainsi : « Le mélange des», semences de différens végétaux produit souvent dans ce rè_,» gne, comme dans le règne animal, des monstres qui ne pro--, duisent jamais leurs semblables, mais que l’on voitdégénérer-, en peu de tems au point de n’être plus rien de déter-» miné.... Les espèces particulières ont reçu, au momentw de la création, la vertu de se perpétuer sans altération„ jusqu’à la fin du monde; & jamais on ne les voit dégénérers, dans leur terre natale. Disert, fur le sexe'des végétaux 5dans les mélanges d’kistoirç naturelle , tom, pag» 4
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