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pas l’abscence des passions, mais leur bonusage, qui fait le philosophe.
Les seuls êtres qui pourroient avoir quelquerapport avec shomme naturel des philosophis-tes, feroient ces hommes sauvages qu’on atrouvés de tcms en tems dans les forêts deHesse, d’Irlande & de Lithuanie , qui sem-bloient manquer de l’organedelaparole,&quimarchoient à la manière des quadrupèdes(u) ;mais ces malheureux individus croient pro-bablement des enfans de l'amour abandon-nés par des bêtes féroces appeîlées des pères, &nourris par d’autres bêtes féroces appeîléesdes ours ; ils vécurent dans le sein des ail armes,5c moururent sans postérité.
L’état de nature n a donc jamais existé: ce-pendant on peut considérer un instant l’hommessolé&sansrapportavec les êtres qui l’environ-nent, afin d’établir par degrés la chaîne de sesdevoirs : j’appelitrai cet être abstrait, t hommephilosophique , & je m’en occuperai un instantavant de lui ouvrir les portes du monde moral.
Principes,
f
(a) Tdtctoit en particulier l'enfant sauvage dont parleConor. evang. mtdic. pag. 133,