PRIKCirES.
' de la Nature. 2.95
j’ai été mal-adroit, mais non que j’ai été cou-pable.
La loi’ positive arrêtera quelquefois mamain ’ par ce que je préféré l'existence aunéant ; mais arrétera-t-elle mon cœur ? Mavertu consistera donc dans Timpuissance defaire le mal, & je devrai ma philosophie h mafoibleíTe.
Le danger seroit bien plus affreux si tousles hommes adoptoient mes principes ; mespassions, toujours oppóséesja celles des autres,ne se trouveroient jamais en équilibre avecelles, à cause de ma foibleíTe : j’aurois pourennemis tous les habitans de la terre ; & si parhasard je devenois souverain, je devrois êtredans le même effroi que ce roi des esclaves, queson successeur étoit obligé d’assaísiner.
La loi positive est le supplément de la loinaturelle : elle suppose toujours un ordre anté-rieur que la main lente du tems n’a jamaisaltéré, & qui survit à ses infracteurs.
Quand même la raison ne nous démontre-roit pas la nécessité du droit naturel, l’intérêtgénéral devroit encore le supposer ; & il fau-
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