3oo De ia Philosophie
ARTICLE I II.
Paradoxes erronnés de quelques philosophesfur t existence du droit naturel.
mmmmmmmmm ILiE tonnerre des dieux ne fut qu'une chimère ( a ):Partie I. Ls'terre a mon encens, non l'olympe & ies dieux;Nourrice des humains, elle est auffi leur mere;
Et son sein producteur s'ouvre toujours pour eux.Ses premiers citoyens, pourvus par la nature,n'eurent pour vêtemens que les feux du soleil ;
Et le tendre duvet d’un gazon sans cultureLeur servoit à goûter les pavots du sommeil.
(a) Voyez le poëme de Lucrèce, de natura reritm,ïib. V. Voici les principaux vers que sai imités; car desvers ne doivent pas se traduire.
Linquitur ut meritò maternum nomen adoptaTerra fit; è terra quoniam sunt cuncta creata....
Terra cibum pueris, vestem vapor, herba cubilePraebebat, raultà & molli lanugine abondans....
Quare etiam atque etiam maternum nomen adepta,Terra tenet meritò; quoniam genus ipsa creavitHumanum..