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ARTICLE V. ’
De l'EJsenee des loïx naturelles,
» —w PIN O S A renfermoit le droit naturel dans
Partie I. p exerc j ce j es facultés purement animales [a) ;
mais le code qui résulte de cette définition,convient moins à la race humaine qu’à celledes quadrupèdes.
Hobbes, qui a juge de Phomme par ce qu’ilest quelquefois , & non par ce qu’il doit être,fait, du foin de fe conserver & du désir de sub-juguer ses voisins, le fondement des loix natu-relles (b).
(a) Voyez l’íuvrage qui a pour titre, traclatus theo-logo-politicus , ouvrage qui, à tant d’égards, a mérité lemépris des gens de lettres, 6c les anathèmes des gens der bien,
' (â ) Voyez le traité de cive, cap. i. Ce principe fuit
nécessairement du système de ce philosophe sur l’ho.mme.«Dans l’état naturel, dit-il, chacun a droit fur tout; 8c» la nature nous permet d’avoir tout, 8c de tout faire.»Voici le texte : Natura dédit unicuique jus in omnia,,.