de la Nature.
\
319
thyrses ( a ), des MaíTagetes (b) , & des liabitansdes iiles Canaries (c), k tolérer l’horrible coutu-me de se servir des femmes en commun. Uneconséquence mal tirée du principe de la bien-veillance universelle, a fait anéantir à ces peu-ples le plus beau nœud que la nature ait forméentre deux individus; le seul qui serve à la foisà la conservation du genre humain, à sa tran-quillité & à ses plaisirs.
Le citoyen voit dans la multiplication de larace humaine la grandeur & la force de la pa-trie ; le politique y voit la culture de ces im-menses déserts qui pourroient avoir d’autresliabitans que les bêtes féroces : le philosophe yvoit la prodigieuse variété des ouvrages de lanature; & tous ces motifs réunis ont pu engagerLycurgue à permettre à ses Spartiates de prêterleurs femmes à leurs concitoyens, quand lavieillesse ou les blessures les avoient rayés du
Principes»
(4) Vid. Pompormis Mêla, lib. 3.
(í) Hérodote, à la fin du liv. I.
(c) E oyage de Perse & des Indes orientales, de Herbert,traduction françoise.