de la Nature. 329
générale que l’individu doit s’adresser pour fa- —5voir jusqu’où il doit être ami, fils ou citoyen.
De cette idée lumineuse dérivent tous lesdevoirs de sociabilité.
Comme membre d’une société très-bornée,je maintiendrai dans ma famille Fharmonie quiconserve l’univers ; je me sacrifierai pour monpère, & même pour mes enfans jusqu’à cequ’ilssoient en âge de se sacrifier pour moi.
Comme membre d’une société plus étendue,je concourrai â la gloire de ma patrie & a fafélicité ; je vivrai pour la défendre ; je mour-rai avec ma famille pour la sauver.
Enfin comme citoyen de l’univers, j’em-braíserai tous les hommes dans ma bienveil-lance ; & s’il étoit possible que leur intérêt fûtessentiellement opposé à celui de mes conci-toyens, j’immolcrois, fans balancer, ma patrie,ma famille & moi-même à la félicité du genrehumain.
Je ne préviendrai point ce que j’ai â dire furla bienveillance universelle dans la quatrièmepartie dc cet ouvrage : cependant comme cettepartie n’est point faite, je dois m’arrêter encore
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