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de la Nature, 343
sur un amas de fange & de fascines qui lui fer- g*rvoient de lit, il roula dans son esprit ces finis- í>RII,CIfEt ïtres^eníees : « Je fuis né libre, & le crime de» mes juges n’a pu me faire perdre le privilège» de ma nature ; je puis donc recouvrer par lan violence un bien que la violence m’a ravi:
» essayons de franchir l’intervalle immeníe qui» me sépare de la lumière ; & puisque la mort» de tout ce qui m’environne, peut seule m’ou-» vrir les voies à la liberté , sacrifions notre» existence pour disposer de toutes celles qui» me font importunes. — Si je meurs , je n'ai» rien perdu ; fi je fais périr tous les compa-» gnons de mon opprobre, ils deviennent libres,
» & moi aussi.»
Ces transports de fureur commençoient afermenter dans Famé du sauvage ; déjà il me-furoit des yeux l’instrument qui devoir fairepasser ses compagnons des bras du sommeil dansles bras de la mort, lorfqu’il entendit deux de #ses voisins qui tramoient ensemble le mêmecomplot, & qui se proposoient d'égorger la nuitsuivante tous les habitans de la mine , pouranéantir tout d’un coup les tyrans & les vic-
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