4i De ia Philosophie
-!■_ joueurs font peut-être supérieurs à l’algé-
f-ARTiE H. briste.
Si la vieillesse est le tombeau de l'intelli-gence & de la sensibilité , c’est principale-ment parce que la mémoire est alors dansla plus profonde léthargie ; les idées s’effa-cent, les sensations s’assoiblissent, on sentpeu le présent ; on perd la trace du passé,& on ne jette que des regards tremblants furl’avenir ; cette éclipse de l’entendement estsensible dans les hommes de génie commedans les esprits vulgaires. Fontenelle à I’âgede 96 ans ne se souvenois plus d’avoir com-posé à l’âge de 70 ses Éléments de la Géo-métrie de l'infini , & Leibnitz dans fa vieil-lesse n’entcndoit plus fa Théodicée. ( a )
( a) On lit dans les premieres éditions, NeU'tondansJa vieiììejje ríentendoit pas son traite des Principes ; M. dede Voltaire, qui s’intéreffoit à la gloire de Newton , Sí,qui peut-être vouloir me rendre digne d’en menter uneuutte , s’empressa à me désabuser fur cette anecdote , ilm’écrivit que la tête de l’apôtre de la gravitation nes’étoit altoiblie que trois mois avant fa mort dans les dou-leurs de la gravelle ; rl cite même a ce sujet Pembtrton ;mais je n’avois pas besoin d’autoiité après celle de M. deVoltaire.
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